Couches antireflet
Josef von Fraunhofer (1787-1826) observe une transmission accrue de la lumière sur d'anciennes lentilles aux surface patinées. Des modifications liées à la corrosion réduisent en effet l'indice de réfraction dans les couches de verre supérieures. Il s'ensuit une moindre réflexion et ainsi une meilleure transmission.

L'opticien anglais Denis Taylor exploite ces connaissances pour générer la corrosion artificielle des verres par traitement à l'acide. Ce procédé fait certes l'objet d'une demande de brevet en 1904, mais il n'a guère de répercussion ensuite, vu que la surface des verres se révèle poreuse après le traitement, ce qui affecte gravement la durabilité.

C'est dans l'établissement de Carl Zeiss en 1935 que A. Smakula découvre alors une méthode inédite pour atténuer les reflets gênant sur les surfaces optiques. Il parvient ainsi à déposer une couche supplémentaire à la surface d'un verre de lunettes qui induit de moindres reflets, tout en renforçant la longévité de la couche. Le dépôt du brevet relatif à ce procédé a été tenu secret jusqu'en 1939, date à laquelle les Etats-Unis réussissent à mettre au point un procédé similaire et où la publication du brevet est autorisée.

Les travaux de Smakula sous-tendent toujours les procédés appliqués de nos jours pour réduire les reflets sur les verres de lunettes.

Brevet du traitement antireflet

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Historique: vue d'ensemble